{"id":317,"date":"2016-04-24T07:21:15","date_gmt":"2016-04-24T05:21:15","guid":{"rendered":"http:\/\/portail.lapossession.ac-reunion.fr\/wordpress\/blogtl-2014\/?p=317"},"modified":"2016-04-24T07:21:15","modified_gmt":"2016-04-24T05:21:15","slug":"latemporalite-et-universalite-dans-oedipe-roi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/portail.lapossession.ac-reunion.fr\/wordpress\/blogtl-2014\/?p=317","title":{"rendered":"L\u2019atemporalit\u00e9 (et universalit\u00e9) dans \u0152dipe Roi"},"content":{"rendered":"<p>\tSophocle est l\u2019un des trois grands auteurs tragiques de l\u2019Antiquit\u00e9, comptant \u00e9galement Eschyle et Euripide. Il est l\u2019auteur de plus d\u2019une centaine de trag\u00e9dies, dont seulement sept nous sont connues dans leur int\u00e9gralit\u00e9. Parmi ses \u0153uvres, trois trag\u00e9dies appartiennent au mythe th\u00e9bain des Labdacides: \u0152dipe Roi, \u0152dipe \u00e0 Colone et Antigone. Par ailleurs, son \u0152dipe Roi (r\u00e9dig\u00e9 entre -430 et -420) fut l&#8217;objet de plusieurs r\u00e9\u00e9critures dans diff\u00e9rents domaines. Cependant l\u2019on retiendra plus particuli\u00e8rement la reprise cin\u00e9matographique de Pier Paolo Pasolini, un r\u00e9alisateur (sc\u00e9nariste, com\u00e9dien, auteur, \u00e9crivain\u2026) italien. Ce dernier sort donc en 1967 la r\u00e9adaptation de ce c\u00e9l\u00e8bre ouvrage de Sophocle, mais en se focalisant plus particuli\u00e8rement sur le complexe d\u2019Oedipe (contrairement \u00e0 Sophocle qui s\u2019est bas\u00e9 sur le mythe d\u2019Oedipe): il sera intitul\u00e9 &#8220;Edipo Re&#8221; (&#8220;\u0152dipe Roi&#8221; en italien).<br \/>\n\tDans ces deux \u0153uvres nous pouvons observer plusieurs contrastes,  des diff\u00e9rences tout comme des ressemblances. Toutes deux semblent atemporelles.<br \/>\n\tAinsi, qu\u2019est-ce que l\u2019absence de temps chez Pasolini et Sophocle r\u00e9v\u00e8le?<br \/>\n\tNous verrons donc dans une premi\u00e8re partie l\u2019absence du temps ; puis dans une seconde partie, nous observerons une continuit\u00e9 narrative sans temps ; enfin, nous nous focaliserons sur l\u2019universalit\u00e9 de ces \u0153uvres.<!--more--><\/p>\n<p>I- L\u2019absence du temps<\/p>\n<p> \tMalgr\u00e9 le fait que le temps soit une donn\u00e9e importante dans une histoire, quel que soit le genre ou m\u00eame le type, les \u0153uvres respectives de Sophocle et Pasolini sont d\u00e9pourvues de cette donn\u00e9e : il y a donc absence de temps. En effet, l\u2019on peut remarquer ce fait imm\u00e9diatement dans le film de Pasolini, gr\u00e2ce au prologue et \u00e0 l\u2019\u00e9pilogue puisque les costumes et d\u00e9cors donnent entre autres un cadre approximatif, comme le fait de passer de l\u2019Italie de 1920 au Maroc pour le volet mythique, pour de nouveau revenir \u00e0 l\u2019Italie mais cette fois de 1960 ; mais \u00e9galement gr\u00e2ce au volet mythique, o\u00f9 le changement de lieu n\u2019est r\u00e9gi que par le hasard dont \u0152dipe use pour se guider. Il n\u2019y a en tout cas aucun indice spatio-temporel: comme le fait remarquer Herv\u00e9 Joubert-Laurencin, cette \u0153uvre cin\u00e9matographique adapt\u00e9e du mythe d\u2019\u0152dipe comporte une dimension \u00ab onirique \u00bb \u00e0 prendre en compte comme si nous \u00e9tions plong\u00e9s au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019inconscient \u0153dipien de l\u2019auteur, et Pasolini l\u2019affirme : ce film est comme un \u00ab long r\u00eave \u00bb\u2026On comprend mieux ainsi la mise en sc\u00e8ne fortement charg\u00e9e en symbolique. En effet, Pasolini choisit pour l\u2019esth\u00e9tisme de son film de m\u00e9langer des cultures, ils auront un impact d\u2019autant plus puissant par leur originalit\u00e9 et leur signification au cours du r\u00e9cit. Il n\u2019a pas voulu dans ce volet de son \u0153uvre donner une r\u00e9f\u00e9rence particuli\u00e8re \u00e0 l\u2019histoire comme si le mythe \u00e9tait hors du temps.<br \/>\n\tPar ailleurs, on ne voit jamais de sc\u00e8nes de vie quotidienne qui int\u00e8grent les personnages dans une \u00e9poque, et cela tant dans le film que dans la pi\u00e8ce. Dans le film, l\u2019on ne voit pas v\u00e9ritablement \u0152dipe grandir, on le voit seulement  \u00e0 une certaine \u00e9tape de sa vie (on le voit enfant, puis directement adolescent). M\u00eame des \u00e9v\u00e9nements de la vie de tous les jours, comme les repas, sont absents. Dans la pi\u00e8ce, c\u2019est la m\u00eame chose. M\u00eame si on a tendance \u00e0 dire que dans les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre ce genre d&#8217;actions n&#8217;est pas montr\u00e9, cela n\u2019est le cas que lors des repr\u00e9sentations, qui suivent les r\u00e8gles de biens\u00e9ance. On ne raconte aucune sc\u00e8ne quotidienne, m\u00eame le quotidien des amoureux (\u0152dipe et Jocaste) n\u2019est pas d\u00e9velopp\u00e9. En effet, de par cette absence de sc\u00e8nes consid\u00e9r\u00e9es au premier abord comme banales, le rythme des oeuvres semble irrationnel.<br \/>\n\tEnfin, nous pouvons remarquer que dans la pi\u00e8ce de Sophocle, il n\u2019y a aucune indication temporelle, qu\u2019il n\u2019y a aucune importance accord\u00e9e au temps. Par exemple quand \u0152dipe dans le prologue, appelle Cr\u00e9on pour conna\u00eetre les paroles de l\u2019Oracle, il n\u2019est pas l\u00e0 mais hors de la ville. Puis une r\u00e9plique qui suit annonce Cr\u00e9on arrivant. A travers cet exemple nous pouvons nous apercevoir que les actions priment sur le temps, et qu\u2019ainsi le temps perd de sa valeur symbolique. En effet, le fait d\u2019annoncer l\u2019arriv\u00e9e du personnage juste apr\u00e8s dit que ce dernier n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9sent, Sophocle fait ainsi, sans s\u00fbrement le vouloir, abstraction du temps, pour mettre le mythe en valeur, et montrer que l\u2019histoire a une plus grande incidence sur le destin des h\u00e9ros que le temps.<br \/>\n\tAinsi, l\u2019absence du temps dans les \u0153uvres nous montre que cette donn\u00e9e n\u2019est pas si importante, mais que seul ce que l\u2019auteur voulait montrer importe (mythe \u0153dipien et complexe d\u2019\u0153dipe). Cependant, malgr\u00e9 ce d\u00e9faut, les deux auteurs r\u00e9ussissent une continuit\u00e9 narrative sans la pr\u00e9sence du temps.<\/p>\n<p>II &#8211; Une continuit\u00e9 narrative atemporelle<\/p>\n<p>M\u00eame si les \u0153uvres de Sophocle et de Pasolini ne donnent aucune indication sur le cadre temporel, comme si le mythe, sortait de toutes chronologies, sortait du temps\u2026 il n\u2019en reste pas moins que ces \u0153uvres partagent un point commun sur ce sujet.<\/p>\n<p>En effet, nous devons souligner qu\u2019il y a une certaine \u00ab continuit\u00e9 \u00bb des \u00e9v\u00e9nements dans le r\u00e9cit, et en cela nous pourrions voir une forme de temporalit\u00e9, et donc des indications suppl\u00e9mentaires autour des \u0153uvres, par exemple combien de temps se passe entre  l\u2019arriv\u00e9e d\u2019\u0152dipe \u00e0 Th\u00e8bes et sa mort. Toutes sortent d\u2019informations auxquelles nous aurions pu r\u00e9pondre avec des indications temporelles entre les \u00e9v\u00e9nements du r\u00e9cit. Mais ce n\u2019est pas le cas, chez Sophocle comme chez Pasolini l\u2019encha\u00eenement d\u2019actions qui pourrait, \u00e0 premi\u00e8re vue, para\u00eetre n\u00e9cessaire pour une certaine compr\u00e9hension et coh\u00e9rence, n\u2019est pas pr\u00e9sente.<\/p>\n<p>Prenons d\u2019abord l\u2019exemple le plus flagrant avec Sophocle qui, dans son \u0153uvre, \u00e9nonce l&#8217;histoire de mani\u00e8re rapport\u00e9e, comme si nous \u00e9tions dans une seconde histoire, qui n\u2019a elle-m\u00eame aucune indication temporelle. Nous suivons deux histoires au m\u00eame moment, l\u2019une du pass\u00e9 et l\u2019une du pr\u00e9sent. Une certaine \u00ab discontinuit\u00e9 \u00bb est pr\u00e9sente chez Sophocle, il plonge le spectateur dans une analepse sans le retirer du cours \u00ab actuel \u00bb (le moment o\u00f9 les personnages interagissent) du r\u00e9cit. Chez Pasolini cela se constate d\u2019une autre fa\u00e7on. Notamment avec ses encha\u00eenements de plans elliptiques, nous faisant passer d\u2019un \u0152dipe nourrisson \u00e0 un \u0152dipe jeune homme en seulement  un plan, ou bien avec l\u2019exemple de la sc\u00e8ne d\u2019amour entre Jocaste et son fils qui pr\u00e9c\u00e8de de mani\u00e8re imm\u00e9diate la peste des Th\u00e9bains.<\/p>\n<p>Nous observons donc deux auteurs adaptant le mythe \u00e0 leur mani\u00e8re, en partageant le fait  de reposer leurs \u0153uvres plus sur l\u2019aspect s\u00e9mantique du mythe, que sur le plan pragmatique (puisque  le cadre spatio-temporel est inexistant). Ils \u00ab d\u00e9sarticulent \u00bb le r\u00e9cit, en mettant en valeur, ou non, certains aspects. La continuit\u00e9 (si nous pouvons continuer d\u2019appeler \u00e7a ainsi) se fragmente, elle sort du rapport temporel qu\u2019elle aurait pu entretenir. Cette approche est totalement coh\u00e9rente, elle met en \u00e9vidence le d\u00e9sir de s\u2019interroger sur le sens m\u00eame de l\u2019\u0153uvre, sur ce qu\u2019elle veut nous dire \u00e0 tous &#8230;<br \/>\nLe \u00ab temps \u00bb donc devient obsol\u00e8te et manipulable face \u00e0 la psychologie de nos personnages, de leurs relations, et de la fatalit\u00e9 qui les suit.<\/p>\n<p>Le concept  \u0153dipien explore la complexit\u00e9 humaine, et les auteurs, avec des mythes comme celui-ci, peuvent d\u00e9laisser ce rapport au temps, ce r\u00e9cit le d\u00e9passe, il n\u2019y aucune valeur temporelle puisque l\u2019histoire d\u2019\u0152dipe n\u2019est que la traduction imag\u00e9e d\u2019une des histoires de l\u2019humanit\u00e9 qui traverse, et traversera les si\u00e8cles\u2026<\/p>\n<p>III \u2013 L\u2019universalit\u00e9<\/p>\n<p>Ainsi cette absence de temporalit\u00e9, qui n\u2019emp\u00eache pas l\u2019existence des actions hors du temps, apporte le caract\u00e8re universel de ce mythe : les mythes existent depuis toujours et sont renouvel\u00e9s \u00e0 travers les \u00e9poques. Ici Pasolini, en adaptant \u0152dipe Roi au cin\u00e9ma, a actualis\u00e9 le mythe, tout comme Sophocle avant lui avait continu\u00e9 de transmettre ce mythe oral qui existait d\u00e9j\u00e0. Pasolini va, \u00e0 travers ce film qu\u2019il consid\u00e8re lui-m\u00eame comme une autobiographie, parler de son complexe d\u2019\u0152dipe, il va ainsi montrer que ce complexe existe bel et bien et que tout le monde est concern\u00e9 : tout Homme en fait l\u2019exp\u00e9rience dans sa vie, comme le montre d\u00e9j\u00e0 Sophocle au V\u00e8me s. av. J-C. \u00ab Ne redoute pas l\u2019hymen d\u2019une m\u00e8re : bien des mortels ont d\u00e9j\u00e0 dans leurs r\u00eaves partag\u00e9 le lit maternel \u00bb.<br \/>\nDe plus \u0152dipe est pr\u00e9sent\u00e9, que ce soit dans la pi\u00e8ce ou dans le film, comme un homme ordinaire, il a lui aussi ses d\u00e9fauts : c\u2019est un homme col\u00e9reux qui m\u00eame en pr\u00e9sence de Cr\u00e9on et Tir\u00e9sias, des hommes de son importance, ne sait pas se contenir. Ainsi tout homme peut s\u2019identifier \u00e0 lui.<br \/>\nD\u2019ailleurs tout comme \u0152dipe nous avons tous cette qu\u00eate de soi \u00e0 accomplir dans nos vies, nous sommes tous \u00e0 la recherche de qui l\u2019on est : nous devons tous \u00e0 un moment ou un autre nous interroger sur cette \u00e9nigme qu\u2019est l\u2019homme et qui  en fait nous pousse \u00e0 nous interroger sur nous-m\u00eames. Nous allons tous au travers de nos vies nous laisser guider par le hasard, emprunter ce labyrinthe que constitue la vie et en trouver la sortie. D\u2019autres th\u00e8mes tout aussi actuels, tel que l\u2019orientation sexuelle, se retrouve dans le film, \u0152dipe prend conscience de son attirance vers les hommes, il refuse la femme qui s\u2019offrait \u00e0 lui dans le labyrinthe pour \u00e0 la sortie accepter Angelo comme messager, c\u2019est d\u2019ailleurs ce dernier qui va l\u2019accompagner dans l\u2019\u00e9pilogue. Pasolini affirme ici son homosexualit\u00e9.<br \/>\nDe plus, la pr\u00e9sence ici de catharsis, purgation des passions, est \u00e9galement importante: elle rappelle que tout homme peut, peu importe son \u00e9poque, \u00eatre touch\u00e9 par ses m\u00eames maux que sont l\u2019hybris, la col\u00e8re excessive et l\u2019inceste, la catharsis va ici dissuader tout homme de se laisser tenter. Ce mythe antique a donc toujours un r\u00f4le moralisateur de nos jours.<br \/>\nEnfin, bien que l\u2019on n\u2019ait pas vu l\u2019enfant grandir, on l\u2019a vu na\u00eetre, avec le b\u00e9b\u00e9 de l\u2019Italie contemporaine et on l\u2019a vu \u00ab mourir \u00bb (se crever les yeux, s\u2019abandonner au destin, subir le poids de la fatalit\u00e9) dans la partie mythique. Le th\u00e8me de la vie est donc bien d\u00e9velopp\u00e9 dans le film. On voit que, quoi qu\u2019il en soit, la vie fini toujours par ramener \u0152dipe vers sa destin\u00e9e : il revient, \u00e0 de nombreuses reprises, sur ses pas, notamment lors de la sc\u00e8ne du meurtre de La\u00efos ou m\u00eame avec le retour au pr\u00e9 \u00e0 la fin du film. Cette sch\u00e9matisation cyclique de la vie, \u00ab La vie se termine l\u00e0 o\u00f9 elle a commenc\u00e9 \u00bb, accentue la trag\u00e9die : \u0152dipe ne cesse de revivre les m\u00eames \u00e9v\u00e9nements, il passe sans arr\u00eat de la joie \u00e0 la plus profonde tristesse, comme un pantin manipul\u00e9 par les dieux. Pourtant  la question de la libert\u00e9 de l\u2019homme est \u00e9galement trait\u00e9e: \u00ab Tout est clair, d\u00e9cid\u00e9 et non impos\u00e9 par le destin \u00bb. \u0152dipe est pr\u00eat \u00e0 tout pour garder sa dignit\u00e9 d\u2019homme, jusqu\u2019\u00e0 revendiquer toute la faute alors qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 il paie aussi les faute de sa lign\u00e9e. La question du bonheur va alors \u00eatre soulev\u00e9e : \u0152dipe n\u2019atteint jamais le bonheur. Son arriv\u00e9e \u00e0 Th\u00e8bes lui procure et lui \u00f4te \u00e0 la fois son statut : de h\u00e9ros il devient exil\u00e9.<\/p>\n<p>Ainsi le fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de rep\u00e8res temporels ni dans la pi\u00e8ce ni dans le film montre bien que les mythes sont universels et que peu importe l\u2019\u00e9poque ils permettent de traiter de th\u00e8mes eux-m\u00eames universels.<\/p>\n<p>Conclusion<\/p>\n<p>Ainsi l\u2019atemporalit\u00e9 omnipr\u00e9sente dans la pi\u00e8ce de Sophocle et dans le film de Pasolini qui appara\u00eet au travers de l\u2019absence totale de rep\u00e8re temporel et par une narration intemporelle est r\u00e9v\u00e9lateur du caract\u00e8re universel du mythe d\u2019\u0152dipe, une universalit\u00e9 qui elle-m\u00eame participe \u00e0 la cr\u00e9ation de cette atemporalit\u00e9. Ainsi Sophocle tout comme Pasolini use de cette atemporalit\u00e9 pour attirer l\u2019attention du lecteur et du spectateur uniquement sur les actions et les th\u00e8mes pour qu\u2019il puisse plus facilement acc\u00e8de au mythe, s\u2019approprier l\u2019histoire et s\u2019identifier aux personnages. L\u2019atemporalit\u00e9 est donc bien ici essentiellement utiliser \u00e0 des fins pratiques.<\/p>\n<p>PERMAL-ELLAMA Daniella, RODRIGUEZ Paolo, THEMYR Anne-Laure<\/p>\n<p class=\"bawpvc-ajax-counter\" data-id=\"317\"> (0)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sophocle est l\u2019un des trois grands auteurs tragiques de l\u2019Antiquit\u00e9, comptant \u00e9galement Eschyle et Euripide. Il est l\u2019auteur de plus d\u2019une centaine de trag\u00e9dies, dont seulement sept nous sont connues dans leur int\u00e9gralit\u00e9. Parmi ses \u0153uvres, trois trag\u00e9dies appartiennent au mythe th\u00e9bain des Labdacides: \u0152dipe Roi, \u0152dipe \u00e0 Colone et Antigone. 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